Reconnaissance des diplômes français en Israël

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La Reconnaissance des diplômes français en Israël

par Binyamin Lachkar

Quelques
précisions au sujet de la reconnaissance des diplômes.
Ces dernières semaines,
la question, qui est depuis longtemps au cœur des revendications des olim de
France, a ressurgi de manière spectaculaire grâce à l’action du Dr David Tibi.
Cependant il existe toujours un certain nombre de confusions dans le public,
notamment parmi les gens qui envisagent de faire leur aliyah, donc essayons de mettre rapidement un peu d’ordre.
Lorsqu’on parle de la
reconnaissance des diplômes, on parle en fait de choses assez différentes. Le
problème principal concerne les professions réglementées, celles qui
nécessitent un certificat étatique reconnu pour pouvoir légalement exercer:
médecin, avocat, expert-comptable, ingénieur etc… Chaque profession dépend d’un
ministère différent: Santé, Economie, ou Education et de règles et d’une
bureaucratie très diverses.
Aujourd’hui la situation est variable selon les
secteurs. Dans certains cas, comme les médecins, il faut juste faire un stage,
afin de s’acclimater au système israélien et de prouver une bonne compréhension
de l’hébreu, pour exercer librement. Dans d’autres, il faut passer des examens,
ce qui peut parfois être justifié (comme les avocats, vu que le système légal
est très différent), ou pas du tout comme dans le cas des dentistes. Ces
derniers doivent passer un examen théorique et surtout un examen pratique très
difficile car déconnecté de ce qu’on fait en réalité dans la profession. Enfin,
il y a des diplômes ou des formations qui ne sont tout simplement pas reconnus
du tout, comme certaines professions para-médicales – et si le diplôme français
n’est pas reconnu, ces gens ne peuvent pas travailler dans leur profession en
Israël et doivent recommencer leurs études ou changer de métier ! C’est par
exemple le cas des kinésithérapeutes qui pouvaient exercer en Israël jusqu’en
2009 mais un changement de loi les a subitement jetés dans l’illégalité.
En
dehors de ces professions réglementées, les autres diplômes universitaires
français sont reconnus par le ministère de l’Education qui les traduit et les
adapte au système local. Cependant les différences entre les deux pays sont à
l’origine de quelques problèmes. Israël ne connait que la license (3 ans), le
master (5 ans) et le doctorat. La France, elle, s’est alignée ces dernières années sur
ce système mais ceux qui appartiennent à une génération antérieure ont connu
l’époque des DEUG, master et autre DESS. Ainsi, le DEUG n’est pas reconnu du tout. La maîtrise (4 ans en France à l’époque) vaut une licence. Je ne parle même pas des BTS,
a priori non reconnus mais la situation varie au cas par cas et suivant vos
capacités de négociation. Et il y a l’exemple bien connu des grandes écoles,
qui sont inconnues en Israël. Combien de diplômés du prestigieux HEC se sont vus demandés
par un employeur potentiel pourquoi ils avaient étudié dans cette obscure
institution plutôt qu’à la Sorbonne… Cependant sachez que dans l’absolu ce n’est pas forcément très
important. La traduction du diplôme en hébreu n’est pas nécessaire pour
travailler. Dans le secteur privé, on privilégie l’expérience sur le diplôme.
Et il suffit simplement d’expliquer lors d’un entretien d’embauche comment
marchent les choses en France à son futur employeur.
La reconnaissance du
diplôme joue uniquement un rôle dans le secteur public et certaines grandes
entreprises bureaucratisées afin de fixer la grille de salaire ou comme
condition pour accéder à une position. Ce n’est pas très grave, Il existe tes
tas de manières de faire des « formations » en cours de carrière qui
permettent de rattraper son retard le cas échéant.
Dernière chose : pour ceux
qui veulent continuer leurs études, les choses varient d’une université à
l’autre, et là encore, suivant vos capacités à expliquer votre parcours à
ceux qui prennent les décisions. Un DEUG n’était pas reconnu mais permettait
d’obtenir des exemptions de cours et évitait de tout recommencer à zéro. Les
règles de reconnaissance varient suivant les institutions, il faut se
renseigner avant et ne pas hésiter à se battre pour faire valider ses études
antérieures, y compris en demandant l’aide d’autres étudiants français déjà
passés par là.
Bonne acclimatation en Israël !
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